Le carnet de Florent Boudié

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vendredi 27 août 2010

Les 50 mn Inside de Marion et Guillaume

Autant vous le dire tout de suite : ici, c'est l'e-ffer-ve-scence !

Rien à voir avec la mini-croisette de La Rochelle et sa migration annuelle de cadres socialistes en goguette.

Non, non, franchement rien à voir. Il y a des choses plus sérieuses tout de même que de parler primaires, présidentielles, stratégies de reconquête etc.

Et puis, c'est vraiment pas le moment. ELLE vient de sortir un Love-Test énormissime - "vos atouts, vos limites, vos audaces" - et fait le point sur "les trucs des filles qui plaisent vraiment aux hommes".

Oui, oui, en Une. Car chez ELLE, on n'hésite pas devant les gros sujets d'actu. On les aborde de front, courageusement. Comme ce dossier, déjà culte, sur "Angelina, Brad et les enfants".

Mais je m'égare. Parce qu'ici, vous disais-je, c'est l'hystérie quasi-généralisée. Et quand je dis "hystérie", je pèse mes mots. On se croirait devant le Virgin des Champs Elysées le matin de la sortie du dernier album de Christophe Maé. Ou dans la file des auditions pour la Nouvelle Star.

Bon, je vous l'accorde, l'hystérie a surtout gagné la tranche des 15/17 ans : pas vraiment le public qui communie chaque matin devant MOTUS, si vous voyez ce que je veux dire.

Ici ? Desoled ! je croyais que vous aviez compris : c'est la Pointe. Que dis-je la Pointe ? C'est le roc, le pic, le Cap, le Ferret (prononcer "fé-rè"). Et le 50 minutes Inside du moment, c'est Marion et Guillaume à la Pointe (sous-titre pour les malentendants de l'actu people : Cotillard et Canet).

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dimanche 15 août 2010

Paradoxe des 35 heures

La dernière livraison de l'OFCE tord le cou à une idée reçue : la mise en oeuvre des 35 heures, par le gouvernement de Lionel Jospin, n'a en rien dégradé la compétitivité des entreprises françaises à l'international. Au contraire! Elle l'a maintenue à flot alors que, dans le même temps, certains de nos partenaires, à l'image de l'Italie, déccrochaient sérieusement.

"Loin des idées reçues, affirme l'OFCE, au cours de la période suivant la mise en place des 35 heures, l’évolution de la compétitivité a été bien plus favorable en France que chez la plupart de ses voisins européens, grâce à une modération salariale et d’importants gains de productivité dans l’industrie (+2,4 % annuels sur la période), secteur qui est le principal contributeur aux échanges commerciaux mondiaux."

Le déccrochage de la compétitivité française, note l'OFCE, n'est intervenu qu'au tournant de l'année 2003... et se prolonge aujourd'hui encore.

Le vrai paradoxe des 35 heures est d'avoir boosté la compétitivité internationale des entreprises française aux dépens des salariés qui subirent alors une réelle et profonde modération salariale. On peut même dire que la modération salariale fut la condition implicite de la réussite des 35 heures et de son application par les entreprises.

Et l'on retouve là les enjeux de l'élection présidentielle 2007 : un parti socialiste niant en bloc, ou presque, l'impact négatif des 35 heures sur les salaires réels et une droite exploitant cette dénégation en affichant son "travailler plus pour gagner plus" aujourd'hui passé sous silence... Mais, de grâce, que l'on cesse de prétendre que les 35 heures ont détruit l'économie française !

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jeudi 12 août 2010

Dissensus

On connaît tous la définition du mot dissensus : vive opposition de sentiments, d'opinions, d'idées.

Ce n'est pas un scoop : le dissensus résume à bien des égards notre relation à la majorité municipale de Pineuilh.

Petite précision : s'opposer n'est jamais un plaisir. Il peut même arriver que la tâche finisse par devenir exaspérante. Surtout quand défilent sous nos yeux de mauvaises décisions, montées de guingois. Et dieu sait que la majorité n'en est pas avare...

Parmi les derniers désaccords en date figurent, pêle-mêle, le refus des élus de la majorité de donner un coup de pouce aux viticulteurs pineuilhais engagés dans une démarche de culture plus respectueuse de l'environnement ; la mise à l'écart du CCAS dans les négociations sur le nouveau mode de gestion de la RPA (qui dépend, précisément, du CCAS...) ; l'augmentation de 2,84% des impôts locaux ; le recours à 630000 euros d'emprunt pour la seule année 2010 ; l'augmentation de moins en moins maîtrisée des charges de personnel en hausse de 7,23% en 2010.

Mais le dissensus réserve aussi ses petits moments de félicité quand nos questions éclairent d'un jour concret les pratiques de l'exécutif municipal.

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