Lors de mes nombreux déplacements dans notre circonscription, j’ai souvent pu constater, avec admiration, le dévouement des professeurs et des personnels des écoles de proximité : un service public essentiel pour le maintien de la vie rurale. De ce point de vue, j’ai été élevé à « bonne école » puisque mes grands-parents paternels ont exercé le métier d’instituteur, au cœur de notre ruralité, à Eynesse, pendant près de 40 ans…
Nos écoles rurales, souvent organisées sur le mode des RPI (Regroupements Pédagogiques Intercommunaux), symbolisent les valeurs auxquelles je suis tout particulièrement attaché : la solidarité, à travers des classes multi-niveaux, où chaque aîné est un modèle pour les plus jeunes; l’engagement qu’incarnent nos enseignants qui, malgré une charge de travail impressionnante, ne baissent pas les bras et continuent à délivrer chaque jour à nos enfants une éducation de qualité; l’inventivité de toutes celles et de tous ceux qui agissent pour qu’au sein de nos campagnes subsiste, au quotidien, cet apprentissage de la vie en communauté qu’incarne l’école républicaine.
Ce sont ces écoles qui sont directement menacées par la proposition de loi visant à créer des Établissements Publics d’Enseignement Primaire, déposée par le groupe UMP à l’Assemblée Nationale, et par la volonté du président de la République de lancer l’autonomie des établissements scolaires, c’est-à-dire un système éducatif à deux voire trois vitesses.
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