Dans son discours à la Nation prononcé au Bourget, François Hollande a précisé les grands axes de la politique qu’il mettra en œuvre au lendemain de l’élection présidentielle pour le meilleur accès de tous au logement. « Nous manquons de logements en France« , a-t-il souligné. « Ils atteignent des prix insupportables et pas simplement dans les grandes villes. Il faut donc plus de logements. C’est pourquoi je prendrai une décision : l’Etat montrera l’exemple, il mettra immédiatement à la disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles pour leur permettre de construire de nouveaux logements dans un délai de cinq ans. »
Je me réjouis de cette proposition qui trouvera à s’appliquer à Libourne où le projet de reconversion du site de l’ancienne école de sous-officiers de gendarmerie de Libourne (ESOG) est laissé dans l’impasse par l’actuel gouvernement.
Élu député au mois de juin prochain, je ferai de la reconversion de cet ancien site militaire, propriété de l’État, une priorité absolue. Avec un engagement : que le projet de reconversion soit bouclé et lancé avant la fin de la mandature.
Officialisée en octobre 2008 par la Ministre de l’Intérieur de l’époque, effective depuis le mois de septembre 2009, la fermeture de l’ancienne ESOG a provoqué la désaffection d’un site de 7 hectares, dont 40.000 m2 de surfaces bâties, situé au cœur de la ville de Libourne.
Cette décision a mis brutalement fin aux retombées que procuraient, tout particulièrement pour les commerçants Libournais, la présence de 450 élèves sous-officiers et de leurs formateurs : un manque à gagner estimé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Libourne a plus de 2,5 millions d’euros par an.
Dès le 12 février 2009, les collectivités territoriales, ville de Libourne en tête, avaient pris l’initiative de présenter au gouvernement un programme global de reconversion comprenant, outre la constitution d’une Cité administrative (implantation de la sous-préfecture de Libourne, siège de la future communauté d’agglomération du Libournais) et l’extension du CEFIL-INSEE, déjà présent à Libourne, trois axes majeurs :
- la volonté de la Région Aquitaine, confirmée par son président, Alain Rousset, de dégager plusieurs millions d’euros d’investissements pour y implanter l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) ;
- l’accord de la ville de Libourne pour prendre la propriété du bâtiment dit du « Manège à des fins d’équipement culturel et pour participer au cofinancement des aménagements urbains justifiés par l’ouverture du site militaire sur les quartiers qui l’entourent ;
- le lancement d’un programme de construction d’un parc de logements visant trois catégories de publics : des logements étudiants ; des logements résidentiels pour densifier le cœur de ville ; des logements permettant notamment l’accueil d’une unité de traitement de la maladie d’Alzheimer.
Depuis plus d’un an, ces propositions ont été bloquées par le refus du gouvernement de céder le foncier à des conditions compatibles avec les capacités budgétaires des collectivités territoriales.
Le gouvernement a fait preuve d’une intransigeance coupable en prétendant vendre le site pour 18 millions d’euros (estimation France Domaines), au risque de faire peser sur les collectivités une double peine financière : payer pour l’acquisition d’un site laissé à l’abandon par l’Etat et financer les investissements pour sa reconversion.
Dans ce contexte, je rappelle que le projet d’implantation de la sous-préfecture de Libourne dans le site de l’ancienne ESOG, confirmée par l’Etat conformément aux demandes formulées dès le mois d’octobre 2008 par Gilbert Mitterrand, répond à moins de 10% du problème.
Dans ce contexte, la proposition formulée par François Hollande qui consisterait, pour l’Etat, à céder aux collectivités locales les terrains lui appartenant afin d’accélérer la construction de logements accessibles à nos concitoyens ouvre une perspective forte pour la reconversion du site de l’ESOG.
Je rappelle que 12 février 2009, à l’occasion de la première réunion du comité locale de suivi convoqué à l’initiative de Gilbert Mitterrand, le député sortant de la Dixième circonscription avait eu cette formule qui laisse songeur en ce début d’année 2012 : « l’activité sera reprise très rapidement sur le site de l’ESOG« , affirmait-il, « ces locaux ne resteront pas longtemps vide : c’est un aspect très positif« . Force est de constater qu’en l’effet d’annonce et la réalité, l’écart est considérable.
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Les coûts de mise aux normes ne sont pas à négliger, et sur une telle surface on peut se demander si c’est décent d’endetter autant les Libournais pour un projet que je considère encore comme « très vague ».
Le lieu se prête parfaitement à un centre 100% piéton « utile » qui pourrait redonner un peu de souffle et de renouveau. Pourquoi ne pas jouer la continuité et parier sur un technopole digne de ce nom par exemple; avec un pépinière d’entreprise, des services et une volonté d’ouverture à l’international.
La proximité de la voie ferrèe remet en question d’éventuelles habitations à loyers modérés à mon sens.
De plus quid du coût du désamiantage ? La décontamination de 99 n’était que provisoire et partielle, ce qui implique des coûts indirect. A quand un chiffrage exact ?