La Banque de France a publié, ce 1er février, ses statistiques sur le surendettement des Français au 31 décembre 2011. Cette publication intervient après le rejet, par les députés UMP, d'une proposition de loi déposée par deux députés du Nouveau Centre, tendant à prévenir le surendettement. La principale mesure de ce texte consistait en la création d'un répertoire national des crédits aux particuliers. Pendant ce temps, le député UMP et sortant de la dixième circonscription de la Gironde continue de pousser son texte sur les délinquants de nationalité étrangère... malgré sa révision complète par le Sénat.
Aucune mesure significative n'a été annoncée par le président de la République pour lutter contre le chômage à l'occasion de sa bénédiction Urbi et Orbi du dimanche 29 janvier. Tandis que la TVA dite "sociale" va peser sur l'activité, les accords "compétitivité-emploi" laissent entrevoir une spirale très dangereuse pour les salariés de notre pays.
Avec 4,8 millions d'inscrits à Pôle Emploi en France métropolitaine, soit 1 actif sur 6, les tristes records du début des années 90 sont battus. Et au rythme où vont les choses, la barre des 5 millions risque d'être franchie dans le courant de l'été.
Une situation aussi alarmante justifiait la tenue d'un sommet sociale le 18 janvier dernier, même si les arrières-pensées électoralistes ne trompaient personne.
Mais les mesures annoncées ne sont pas à la hauteur du problème. Quant à celles de la TVA sociale et des accords compétitivité-emploi, que Nicolas Sarkozy veut mettre en œuvre de manière non-concertée (c'est une habitude) et précipitée (c'est sa façon de fonctionner depuis 5 ans), non seulement elles ne sont pas de nature à résoudre les problèmes de notre pays, mais elles risquent de les aggraver.
Ancien "sarkoboy", comme la presse avait fini par le qualifier, puis entré au gouvernement Fillon en mars 2008 avant d'en être exfiltré en juin 2009, Yves Jégo est désormais vice-président du Parti Radical de Jean-Louis Borloo.
Dans une interview donnée au journal Libération le 30 août, il dit ce qu'il pense du groupe de parlementaires UMP engagé sous la bannière de la Droite Populaire dont Jean-Paul Garraud, député de la 10ème circonscription, est l'un des principaux artisans.
"D'une manière générale, dit-il, la Droite Populaire s'attaque à tout ce qui est différent (...). Il faut vraiment arrêter ce discours haineux qui monopolise la parole publique à l'heure où les Français attendent des réponses sérieuses sur les questions financières, sur les questions d'emploi et sur les questions d'avenir."
Il ajoute, "il ne faut pas s'étonner que des gens comme moi aient quitté l'UMP à cause de ce genre d'excès. Je pense qu'il serait temps que l'UMP ramène ce groupe de députés à ce qu'il doit être : un groupuscule sectaire qui ne peut à lui seul incarner la majorité présidentielle. (...) La Droite Populaire déséquilibre la majorité présidentielle en l'entraînant vers la droite de la droite. C'est une très mauvaise chose."
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