Après beaucoup d'hésitations, Martine Aubry a enfin trouvé le ton et les mots. Il était temps! Car les militants du Parti Socialiste sont en colère. Une colère profonde, doublée du sentiment d'impuissance à faire taire la cacophonie de leurs dirigeants.
Certes, en focalisant l'attention sur les modalités de sa rénovation, "de C comme cumul des mandats à P comme primaires", le Parti Socialiste ne parle toujours pas aux Français, mais c'est déjà une belle avancée qu'il puisse enfin se parler à lui-même en ces termes!
L'ironie de l'histoire veut qu'au moment où Martine Aubry lançait le chantier de la rénovation, des militants girondins décidaient de rendre public un appel : un appel militant, issu de la base, débranché des logiques de courants et de motions.
Un appel parti, au début du mois de juin, des militants de Sainte-Foy-la-Grande qui, tous, sans exception, partaient d'une volonté simple : en revenir aux fondamentaux de notre mouvement politique, à ce qu'il exige d'humilité, d'imagination, d'engagement collectif et de légitimité acquise sur le terrain.
Cet appel ne vise personne, précisément parce qu'il prétend dépasser les querelles de personnes. Mais il décrit je crois, ce que pensent beaucoup de militants, sans prétendre renverser la table ni ceux qui s'y assoient.
Je vous encourage à le lire ici ou à la suite de ce billet, à l'interprêter pour ce qu'il dit, et à vous en saisir pour contribuer au chantier de la rénovation qui doit être profonde... et collective.

Il y a, dans certaines circonstances, des documents ressortis du placard où ils dormaient qui ne peuvent que susciter sourires et amusement...