Le carnet de Florent Boudié

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Les éditos politiques

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samedi 29 août 2009

L'appel des militants

Après beaucoup d'hésitations, Martine Aubry a enfin trouvé le ton et les mots. Il était temps! Car les militants du Parti Socialiste sont en colère. Une colère profonde, doublée du sentiment d'impuissance à faire taire la cacophonie de leurs dirigeants.

Certes, en focalisant l'attention sur les modalités de sa rénovation, "de C comme cumul des mandats à P comme primaires", le Parti Socialiste ne parle toujours pas aux Français, mais c'est déjà une belle avancée qu'il puisse enfin se parler à lui-même en ces termes!

L'ironie de l'histoire veut qu'au moment où Martine Aubry lançait le chantier de la rénovation, des militants girondins décidaient de rendre public un appel : un appel militant, issu de la base, débranché des logiques de courants et de motions.

Un appel parti, au début du mois de juin, des militants de Sainte-Foy-la-Grande qui, tous, sans exception, partaient d'une volonté simple : en revenir aux fondamentaux de notre mouvement politique, à ce qu'il exige d'humilité, d'imagination, d'engagement collectif et de légitimité acquise sur le terrain.

Cet appel ne vise personne, précisément parce qu'il prétend dépasser les querelles de personnes. Mais il décrit je crois, ce que pensent beaucoup de militants, sans prétendre renverser la table ni ceux qui s'y assoient.

Je vous encourage à le lire ici ou à la suite de ce billet, à l'interprêter pour ce qu'il dit, et à vous en saisir pour contribuer au chantier de la rénovation qui doit être profonde... et collective.

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vendredi 2 janvier 2009

Leçons de 2008, espoirs pour 2009

Quelles leçons tirer de 2008 ? Sur le plan international, tout d'abord, et sauf la victoire prometteuse de Barack Obama, 2008 restera, sans mauvais jeu de mots, comme une année particulièrement sombre.

Qu'il s'agisse de la crise financière internationale et de ses dérivations dans l'économie réelle ; qu'il s'agisse des nombreux foyers d'instabilité à travers le monde et le retour, ces derniers jours, à une situation de conflit armé entre l'Etat Israëlien et le Hamas ; qu'il s'agisse des violations permanentes et mêmes provocatrices des droits de l'homme dans plusieurs pays du monde, parmi lesquels la Chine et la Russie ; qu'il s'agisse enfin du bouleversement climatique qui nous menace et dont nous mesurons encore mal ce qu'il implique de modifications radicales des habitudes nées de  l'ère industrielle : oui, il y a des raisons de porter un regard désabusé sur le cours des choses et donc de l'Histoire.

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vendredi 26 décembre 2008

Un peu d'histoire !

Il y a, dans certaines circonstances, des documents ressortis du placard où ils dormaient qui ne peuvent que susciter sourires et amusement...

Il en est ainsi de celui-ci (cliquez sur la vignette à la suite de ce billet), retrouvé dans un vieux carton, que la période de calme proposée par cette fin d'année m'a permis de re-découvrir.

Dans ce tract distribué par Jean-Pierre Chalard en 1995 - nous sommes alors en pleine campagne municipale - l'actuel Maire de Pineuilh dénonçait la liste adverse soupçonnée de vouloir "créer une communauté de communes". Le candidat sortant achevait alors sa bafouille par cet aphorisme, digne de Michel Audiard, "pour nous, l'intercommunalité, ce n'est ni la fusion, ni la communauté de communes."

Une citation mémorable qui me fait penser à cet autre aphorisme de Gustave Le Bon : "déguiser sous des mots bien choisis les théories les plus absurdes, suffit souvent à les faire accepter"...

On observera que c'est finalement Jean-Pierre Chalard lui-même qui contribua à créer, une fois élu, la communauté de communes dont il avait fait l'épouvantail de sa propre campagne électorale... au point d'en prendre la présidence !

C'est que l'on appelle l'ironie de l'histoire et, plus prosaïquement, un mensonge politique.

On remarquera également, dans le document ci-dessous, la référence, à peine exagérée bien sûr, à une augmentation de la fiscalité locale de 150% si l'opposition d'alors venait à être élue !

Le sens de la vérité et de la mesure, vous disais-je !

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