A Pineuilh, le complexe nautique a été massivement rejeté.

Pour deux raisons:

- d'abord, l'impossibilité d'amender le projet proposé, qui était à prendre ou à laisser dans son intégralité, sans pouvoir ni le modifier ni l'aménager, ne serait-ce qu'à la marge ;

- ensuite, l'impact sur la fiscalité locale, évidemment très important pour un projet évalué de 3 à 3,7 millions d'euros et dont personne ne peut dire aujourd'hui s'il serait rentable à long terme, pas même un opérateur privé, et qui exigera dans tous les cas le versement par les communes d'importantes subventions d'équilibre...

3 ans après le vote par référendum, le Maire de Pineuilh vient de prendre une initiative surprenante : lancer une nouvelle étude technique pour la réalisation d'un... "complexe nautique".

Qu'en dira-t-il dans son programme électoral? Donnera-t-il tous les éléments aux Pineuilhais sur son intention d'imposer à nouveau le projet de complexe nautique, pourtant refusé par ses propres administrés?

Au fond, trois ans après, le scrutin municipal du 9 mars prochain sera bel et bien l'occasion de se prononcer, une nouvelle fois, "pour" ou "contre" le projet de complexe nautique, et donc "pour" ou "contre" une augmentation de nos impôts locaux.

Pour ce qui nous concerne, nous nous opposons à ce que le projet de complexe nautique soit imposé par des décisions prises "en haut" alors que nos concitoyens l'ont rejeté avec sagesse en toute connaissance de cause. Car, oui, nous nous opposons à ce que le projet de complexe nautique revienne par la petite porte et défendons, au contraire, celui beaucoup moins coûteux et plus adapté aux besoins locaux, d'une piscine intercommunale couverte, simple et ouverte toute l'année à tous les publics.

Une autre réflexion me vient à l'esprit: que prouvera la nouvelle étude commandée à un cabinet d'architectes par le Maire de Pineuih? Et combien coûtera-t-elle à la communauté de communes? Car, dans ce dossier, ce sont pas moins de 25.000 euros (164 000 Francs) qui ont d'ores et déjà été dépensés sur fonds publics pour financer des études techniques en tous genres.

Le Maire actuel a répondu à cette question lors de ses voeux à la municipalité le 12 janvier dernier: "sur la base de cette nouvelle étude, a-t-il annoncé, une décision sera prise dans le courant de l'année 2008".

Prise par qui? Par nos concitoyens, à nouveau consultés? Non, bien évidemment... Car cette fois-ci la décision définitive sera prise par la communauté de communes que préside le Maire actuel, sans passer par la case "référendum"... Etrange conception de la démocratie locale...