Article paru dans Sud Ouest, le samedi 23 janvier 2010

INCENDIE. Les 2 500 m² du magasin déjà ravagé par les flammes lors de la tempête de 1999 ont été complétement détruits

A Pineuilh, Mr. Bricolage détruit

Il ne reste plus qu'un amas de tôle sur le site de ce qui fut l'enseigne de Mr. Bricolage à Pineuilh et qui s'étalait sur 2 500 m2. 80 sapeurs pompiers venus de cinq casernes et une vingtaine d'engins ont été déployés à partir de l'alerte donnée peu avant minuit ce jeudi. Le lieutenant Jean-Marc Berthoumesque, chef du centre de secours Foyen, a pris le commandement des opérations au début de l'intervention, avant d'être relayé par le lieutenant-colonel Chavatte responsable du groupement Nord-Est en présence du directeur du Sdis, le colonel Decellières, arrivé en renfort de Bordeaux.

C'est la société en charge du système de télésurveillance qui a prévenu les propriétaires Hubert Léglise et son fils Richard, aussitôt sur les lieux, tout comme Jean-Pierre Chalard, le maire de Pineuilh. Les secours ont réussi à éviter la propagation de l'incendie vers les bâtiments tout proches de Big Mat, exploité par la même famille, et ont pu sauver la réserve de bois jouxtant Mr. Bricolage.

Dans la nuit, des explosions ont résonné plusieurs fois réveillant le voisinage qui a pu constater de visu l'ampleur du feu à la hauteur des flammes et à l'importance du nuage de fumée. Au lever du jour, malgré un brouillard tenace, les sapeurs-pompiers continuaient leur travail de sécurisation qui s'est finalement prolongé jusque tard dans la journée.

Vingt emplois en jeu

Dans la matinée, Hubert et Richard Léglise réunissaient la vingtaine d'employés du magasin pour faire corps face à cette catastrophe, qui heureusement n'a pas fait de victimes. Tous étaient manifestement très abattus, mais le discours volontaire de la direction, qui les a notamment rassurés sur leur avenir professionnel, leur a permis de reprendre courage et pour certains de se mettre aussitôt au travail.

« Nous sommes très abattus, témoignait Hubert Léglise, 71 ans, fondateur de l'entreprise. Mais on va reconstruire. Il faut prouver à tous les gens qui travaillent avec nous et à leurs familles qu'ils peuvent compter sur nous. »

Entre les pleurs de certains et la détermination de beaucoup, son fils se voulait porteur d'espoir malgré le choc et la fatigue de la nuit. « Rien n'a pu être sauvé. On ne comprend pas trop ce qui nous arrive. On a l'impression que le sort s'acharne sur nous. Mais il y a vingt emplois en jeu et on va tout faire pour les maintenir. »

On se rappelle que lors de la tempête de décembre 1999, l'établissement avait déjà été détruit accidentellement par un incendie. Tous les emplois avaient été sauvegardés. L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Sainte-Foy-la-Grande.

Auteur : Jean-Claude Faure